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Android Studio prend officiellement en charge plus de 40 agents d'IA, dont Claude et Codex ; l'Android Dev Summit 2026 apporte aussi la revue de code par IA et les tests sur appareils réels

Le 28 octobre 2026 (heure américaine), lors de son événement pour développeurs Android Dev Summit 2026, Google a annoncé la disponibilité officielle de la fonction permettant d'utiliser dans Android Studio plus de 40 agents d'IA, dont Claude d'Anthropic et Codex d'OpenAI. Google a également annoncé une fonction de revue par IA des modifications et de nouvelles fonctions pour Android CLI, l'outil utilisable depuis le terminal, entre autres.

28 octobre 2026Lecture : 4 min
Capture de la page officielle de Android Developers Blog — Your favorite agents are now integrated in Android Studio
Android Developers Blog — Your favorite agents are now integrated in Android Studio · SourceCapture : 4 novembre 2026

Les captures montrent les pages officielles à la date indiquée et peuvent différer de celles de la publication. Sélectionnez une image pour l’agrandir.

Le 28 octobre 2026 (heure américaine), Google a tenu l'Android Dev Summit 2026, son événement destiné aux développeurs d'applications Android, et a annoncé une série de nouveautés pour ses outils de développement, pensées pour créer des applications avec des agents d'IA. La pièce maîtresse est Android Studio Rabbit 2, passé en version stable le même jour, qui permet d'utiliser dans l'environnement de développement des agents d'IA d'autres entreprises que Google.

Plus de 40 agents d'IA utilisables dans Android Studio

« Bring Your Own Agent (BYOA) » est une fonction qui permet d'exécuter dans Android Studio les agents compatibles avec « Agent Client Protocol (ACP) », un mécanisme commun pour relier les agents d'IA aux environnements de développement. Annoncée en préversion en septembre, elle devient officielle avec Rabbit 2.

Selon Google, plus de 40 agents sont disponibles, parmi lesquels :

  • Claude Agent, d'Anthropic
  • Codex, d'OpenAI
  • Junie, de JetBrains
  • Antigravity, de Google

Pour commencer, il suffit de choisir et d'installer un agent depuis Settings > Tools > AI > Agents dans les paramètres, puis de s'authentifier en se connectant ou en saisissant une clé d'API. On peut aussi installer plusieurs agents et passer de l'un à l'autre selon la tâche. Les agents s'appuient sur les informations et les outils d'Android Studio : configuration du projet et du build, références entre les éléments du code, aperçu Compose, émulateur, journaux (Logcat), etc.

Google explique répondre ainsi aux demandes des développeurs qui veulent choisir l'agent adapté à leur tâche, utiliser un agent moins coûteux ou s'aligner sur les services auxquels leur entreprise est abonnée.

Du code écrit par l'IA plus facile à vérifier

Quand les agents d'IA écrivent de grandes quantités de code, les humains ont du mal à suivre pour le vérifier. Android Studio intègre désormais « Change Review », une fonction de revue par IA des modifications.

  • La revue peut partir des modifications de l'agent, de modifications pas encore validées (commit) ou de modifications déjà validées
  • Elle signale les points potentiellement problématiques et permet de demander à l'agent de les corriger
  • Les modifications longues peuvent être examinées avec un « parcours guidé » (walkthrough) qui regroupe les parties liées par thème et les explique dans l'ordre

Par ailleurs, « Migration Assistant », qui réécrit les anciens écrans créés en XML en Jetpack Compose, la norme actuelle, est désormais disponible en version d'essai (Canary).

« Android Bench 2.0 » pour comparer les performances des modèles d'IA

Google a aussi remis en avant « Android Bench 2.0 », le classement lancé en septembre. Il compare les performances des modèles et agents d'IA sur des tâches réelles de développement d'applications Android ; les résultats les plus récents datent du 26 octobre. Les épreuves sont de longues tâches qui prendraient plusieurs jours à un ingénieur humain, comme la migration des écrans d'une application ou la création d'une nouvelle application à partir d'une maquette. La notation tient compte du bon fonctionnement réel du résultat, mais mesure aussi le coût et le temps nécessaire.

Android CLI, utilisable depuis le terminal, gagne aussi en fonctions

« Android CLI », utilisable depuis le terminal ou depuis la CI (systèmes de tests automatisés), reçoit également des fonctions destinées aux agents.

  • Des plugins officiels pour Claude Code et Codex, qui permettent aux agents de créer des projets Android, de gérer les émulateurs ou de chercher dans la base de connaissances officielle, entre autres
  • La commande android device remote, pour se connecter à des appareils réels gérés par Google, y installer l'application et la tester
  • La commande android preview, qui génère l'aperçu des écrans sans émulateur ni Android Studio. D'après les tests internes de Google, les agents qui ont utilisé cette commande ont terminé le travail sur les écrans 77 % plus vite et ont utilisé au plus un tiers des tokens
  • Plus de 30 skills officielles pouvant être ajoutées à n'importe quel agent (connaissances sur les procédures de travail), dont une qui vérifie avant la soumission si l'application enfreint les règles de Google Play

Le regard de CoAI

Que les agents d'Anthropic et d'OpenAI soient officiellement utilisables dans Android Studio, l'outil de Google, illustre bien l'évolution des outils de développement : le développeur choisit l'IA qu'il préfère, et l'outil prépare l'environnement et les informations pour que cette IA travaille dans de bonnes conditions. Dans cette annonce, Google fournit même lui-même des plugins pour Claude Code et Codex.

En revanche, utiliser des agents externes suppose un compte ou un abonnement auprès de chaque service, et les tarifs dépendent des conditions de chaque fournisseur. En entreprise, le plus sûr est de fixer d'abord des règles, notamment sur les services auxquels le code source peut être envoyé. Il est judicieux de choisir l'agent adapté à son projet en s'appuyant aussi sur des comparaisons fondées sur des tâches réelles, comme Android Bench 2.0.

Sources

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